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Jusqu’en 1858, elle fut attenante au château pourvu d’un merveilleux parc dessiné selon Le Nôtre, et dont les principales allées furent foulées par Louis XI, François 1er, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, ainsi que par de nombreux hommes illustres.
Parmi les seigneurs qui possédèrent cet élégant édifice, on cite tout particulièrement Charles de Moy, Gouverneur du Havre, auquel François 1er, de passage à La Mailleraye en 1529, remit les clés de notre cité : « nous vous remettons, Charles, les clés de notre bonne ville, et nous savons qu’elles sont en bonnes mains ».
Le fils de Charles, Jean de Moy, continua l’oeuvre de restauration entreprise par son père et transforma le château au goût de l’époque, pour en faire une demeure princière qui devint alors « l’une des 3 grâces de la Normandie ».
Autres personnages illustres, la Marquise de Nagu et sa fille, la Marquise de Mortemart, ont laissé un souvenir impérissable tant elles ont comblé de bienfaits les habitants de la Presqu’île. Elles furent incarcérées à la Révolution et ne furent libérées que grâce à leur bonté, leur générosité et leur respect des lois, sous réserve de visite domiciliaire au château par l’adjoint de Guerbaville (ancien nom de La Mailleraye), accompagné de 20 ou 25 hommes …

Le superbe château fut démantelé, puis vendu pierre par pierre par « La Bande Noire »,
pour enrichir les collections étrangères.
Il ne subsiste dont que la chapelle.
La Chapelle ne se visite pas car elle est propriété privée de la famille d’Harcourt.
Construite en 1569 à l’initiative de Jean de Moy, et consacrée en 1585, elle fut desservie par les Capucins de Caudebec.
Elle s’offre à la vue du promeneur qui flâne le long de la Seine, un peu en retrait, nichée sur son esplanade et ornée d’une fine balustrade qui l’isole du muret constituant le promontoire.
Confisquée à la Révolution, elle fut rachetée par la Marquise de Nagu, et abrite de nombreuses inscriptions tumulaires des seigneurs de La Mailleraye. Les sépultures ont été pillées pendant la Révolution pour récupérer le plomb des cercueils.
Les vitraux de la chapelle datant du XIV° et XVI° proviennent de l’Abbaye de Jumièges et furent réalisés par l’atelier qui exécuta ceux de la Cathédrale et l’Abbaye de Saint Ouen à Rouen.
On murmure que c’est à l’ombre de cette chapelle
que Louis XIV s’éprit de La Valière !….
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